"La force et la violence peuvent quelque chose mais pas toujours tout."
Justiez cette pensée de Montaigne en vous servant de l'actualité..
Dans de nombreux cas des situations de contestation, de protestation et de revendication sociale, la force et la violence sont les moyens de bord utilisés pour obtenir satisfaction. Dans d’autres cas, on doit opter pour la voie pacifique sinon l’usage de la force et de la violence pourrait conduire à des catastrophes regrettables. C’est dans ce cadre que Montaigne écrivain français du 18esiècle affirme : « Que la force et la violence peuvent quelque chose, mais pas toujours tout ».
Dès lors, en quoi l’usage de la force et de la violence est-il nécessaire ? Peut-il apporter des solutions dans tous les cas de figure ?
La charpente de notre corps du devoir consistera à dégager les capacités de la force et de la violence, mais aussi les faiblesses ou inconvénients de ces dernières.
En effet , pour bon nombre de situation sociopolitiques jugées injustes , indignes , pénibles ou insupportables , certains individus se trouvent obligés de faire face à la force et à la violence pour se faire entendre. Parfois, il arrive à travers ces moyens à obtenir satisfaction tant partielle que totale dans leur réclamation. Ces moyens ont d’ailleurs permis à certains pays d’Afrique dans leur décolonisation et l’obtention de leur souveraineté nationale ; c’est le cas de l’Algérie, du Ghana, de l’Angola…
De même en Guinée, l’usage de ces deux moyens a permis en janvier -février 2007 d’obtenir un changement partiel du gouvernement. Òªa également permis le redressement des ministères en charge de l’eau et de l’électricité. Egalement en Afrique, certains mouvements scolaires estudiantins aboutissent à une amélioration des conditions subsistentielles des élèves et étudiants grâce à l’usage de la force et de la violence.
Certains Etats du continent qui étaient sous conduite dictatoriale sont parvenus aujourd’hui à amorcer un élan démocratique par le biais des mouvements de force. La Lybie, l’Égypte en sont illustratifs.
Par contre, il y a des revendications qui ne peuvent trouver solution que par la négociation, la table ronde, le dialogue. Ce qui signifie que dans ce cas que le recours à la force et à la violence peut dégénérer pour aboutir à des séries de crises aux conséquences déplorables, où les acteurs ne peuvent avoir une maitrise de la situation. C’est par exemple le cas de la guerre d’Irak, du Libéria de la cote d’ivoire.
De même le cas du 28 septembre 2009 en Guinée dans le stade du même nom, une répression militaire de la junte au pouvoir a fait une centaine de mort sans parler du carnage, viol collectif, traumatisme…
A la lumière de tout ce qui précède, il y a lieu de retenir que l’usage de la force et de la violence est un moyen nécessaire de résolution des situations jugées insupportables dans nos société, si seulement elles demeurent les seules voies ; sinon elles peuvent amener le regret amer .Il faut donc une certaine moralisation de ces dernières.