- Revision en Français: Bac 2007 - Guinée - Français Terminale Sciences Sociales

"L'homme qui est conduit par la raison est plus libre dans la société où il vit selon la loi commune que dans la solitude, où il n'obeit qu'à lui-même."
Que pensez-vous de cette afrmation de Baruch Spinoza ?

 


"L'homme qui est conduit par la raison est plus libre dans la société où il vit selon la loi commune que dans la solitude, où il n'obeit qu'à lui-même."
Que pensez-vous de cette afrmation de Baruch Spinoza ?

 



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TRAITE

Dans un Etat de droit, les lois sont souvent considérées comme des garanties d’une part, et d’autre part comme des obstacles pour la jouissance des libertés naturelles ou individuelles.
De ce point de vue, il faut une subordination de la liberté humaine au respect de la loi. C’est  ce qui amène Baruch Spinoza à affirmer que l’homme libre est celui qui se soumet à l’autorité de la loi commune et non celui qui obéit à ses propres penchants.  Demandons-nous de savoir ce en quoi réside la liberté? La loi n’est-elle pas un frein à certaines libertés ou leur restriction ? Le non-respect de la loi ne conduit-il pas au libertinage ?
La réponse à  ces questions fera l’objet de notre analyse dans les lignes qui suivent.

En effet, la liberté est le pouvoir d’agir sans contraintes extérieures. Cette définition n’est pas tout à fait positive.  Car la liberté n’est pas possible en dehors de certaines contraintes ; ces contraintes ne sont rien d’autre que la ou les lois sociales, coutumes, mœurs, religions, traditions… Sur ce, nous pouvons définir la liberté comme étant l’ensemble des droits reconnus à l’homme pour satisfaire ses besoins. Ses droits permettent à l’homme de faire tout ce qui n’est pas défendus par la loi et de s’abstenir de faire tout ce qui est défendus par la loi. Bien que l’homme nait naturellement libre, il doit renoncer à cette liberté naturelle en mettant en avant la loi qui garantit cette liberté. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Baruch Spinoza s’oppose à cette liberté naturelle qui n’est qu’obéissance à sois même, plongeant l’individu dans un isolement ; le laisser faire, le laisser aller.
Pour redresser l’état de nature de l’homme, Rousseau dans le ‘’contrat social ‘’ définit la liberté, comme « l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite ». Pour donc jouir pleinement de sa liberté l’homme doit se soumettre à l’autorité de la loi sans laquelle la vie en société serait ou ressemblerait à celle de la jungle où la raison du plus fort est toujours la meilleure. C’est ce qui fait dire Henry Dominique : « entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maitre et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit ». Donc, la loi limite les agissements libertins des uns et des autres. Ce qui fait dire Fichte Gottlieb : « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ».  Pour donc mieux exprimer nos pensées, idéaux et opinions l’on doit se confier à la loi.
Par contre, les lois Etatiques sont des fardeaux pesant sur la liberté individuelle allant jusqu’à la restreindre au point de se retrouver esclave. C’est pourquoi Bakounine affirmait : « le pouvoir étatique doit être supprimé étant le cimetière dans lequel on enterre la liberté individuelle ». De ce point de vue, la loi est liberticide.

Pour terminer, retenons que la liberté reste un concept illusoire loin d’être atteint. Elle peut être temporairement acquise par la soumission de l’homme à la loi. Or, toute soumission équivaut à une privation de sa liberté naturelle.
Par ailleurs, les agissements de l’homme  ne sont-ils pas à la base de cette privation ?