Sujet :
La littérature africaine des années ‘’60’’ est qualifiés de contestation, de bouleversement à travers laquelle se construit aujourd’hui la nouvelle Afrique : l’Afrique des démocraties.
En vous appuyant sur les inscrites au programme, démontrer la véracité de cette afrmation.
Toute littérature constitue le reflet du cri de cœur d’une société donnée et se met à son service, à travers la dénonciation des maux et la remise en cause de certaines réalités jugées indignes tout en proposant des issues. La littérature africaine des années ‘’60’’ sans doute, s’est mise dans cette posture à travers des contestations et des bouleversements, la remise en questions de certaines traditions tout en prophétisant une Afrique nouvelle ; l’Afrique des démocraties, d’où l’essence de notre sujet.
En quoi cette affirmation est-elle pertinente ? Une analyse approfondie des œuvres post -indépendance nous permettra de répondre à cette question.
En effet, la littérature des indépendances rend compte de certains changements produits sur le plan sociopolitique et culturel en Afrique. Désormais l’administration colonial cède la place aux nouveaux maitres, les africains eux-mêmes. La joie et les espoirs ne tarderont pas à tarir comme une rivière suite à la conduite malheureuse des nouveaux maîtres du continent qui vont user de la dictature, s’opposant à toute velléité de contestation ou d’opposition. C’est le moment pour eux de jouer à la corruption, aux arrêtions arbitraires, aux tensions sociales, conflits interethniques, à la fraude électorale, à la gabegie financière, créant un véritable goulage pour les populations du continent.
Devant cette triste et douloureuse situation, les écrivains africains reprendront leurs plumes pour dresser une suite de dénonciations contre ces dirigeants en réclamant l’instauration d’une Afrique juste, paisible, prospère garantissant les droits fondamentaux des citoyens.
« Le cercle des tropiques » de Fantouré et « les soleils des indépendances » d’Amadou Kourouma en rendent véritablement compte de cette malheureuse situation.
La remise en cause de la tradition, entre aussi dans le cadre de ces bouleversements.
Ainsi, dans la nouvelle « ses trois jours », Ousmane Sembène pointe du doigt la polygamie comme une source de graves difficultés domestiques.
Mariama Bâ l’emboîte le pas dans une « si longue lettre » 1979, contestant la tradition qui voudrait que le jeune frère épouse ou hérite la femme de son frère lorsque ce dernier mourait.
La perversion de mœurs est une réalité de ces bouleversements dans « perpétue et l’habitude du malheur » de Mongo Béti où l’auteur montre le comportement pervers d’Edouard qui fait prostituer sa femme pour un poste.
A cela s’ajoute les guerres interethniques, les conflits dûs à des tensions entre pays voisins, les exodes des populations dûs aux conditions économiques ou climatiques dégradantes (sécheresse, famine). C’est vu tous ces maux que les écrivains du continent se mettront dans une série de contestation aboutissant à l’avènement dans les années ‘’90’’ de la démocratie.
En outre, l’accession de l’Afrique à la démocratie semblait être une solution de crise. Malheureusement, la mauvaise appréhension et interprétation de cette dernière a compliqué la situation. Les cas du Soudan, du Liberia, de l’Angola, en sont des témoignages ; sans parler des modifications constitutionnelles. Pour y arriver l’Afrique doit favoriser la paix la tolérance en privilégiant les compétences au détriment affinités, des intérêts égoïstes.
Pour terminer, retenons que la littérature africaine des années ‘’60’’ rend compte de manière fidèle da la situation sociopolitique africaine émaillée de contestations et de bouleversements débouchant à la démocratisation du continent fondée sur la liberté, la justice et le progrès sociopolitique et économique.
Pouvons-nous affirmer d’emblée que les écrivains africains sont arrivés à leur fin et que la démocratie soit au service du continent