- Revision en Français: Bac 2016 - Guinée - Français Terminale Sciences Sociales

Sujet 2 : Les romans des auteurs  francophones africains des années 90 se sont démarqués fortement de ceux qui les ont précédés. Dans un développement organisé, vous ferez ressortir en quoi les romans de ces périodes diffèrent et vous montrerez que malgré cette différence, ils ne poursuivent qu’un seul objectif que vous expliquerez.


Sujet 2 : Les romans des auteurs  francophones africains des années 90 se sont démarqués fortement de ceux qui les ont précédés. Dans un développement organisé, vous ferez ressortir en quoi les romans de ces périodes diffèrent et vous montrerez que malgré cette différence, ils ne poursuivent qu’un seul objectif que vous expliquerez.



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TRAITE

Le combat mené dans les années ‘’50’’ contre le malheureux système colonial s’est finalement soldé par l’accession de nombreux Etats africains aux indépendances qui étaient perçues comme solution aux maux de la colonisation. Malheureusement, elles n’ont été que désillusion et malaise, une véritable déception  pour le continent. Contrairement aux premiers romans dans lesquels l’on voit les espoirs s’envolés, ceux des années ‘’90 ‘’ sont fondés sur les espoirs d’une Afrique développée, d’où la trame de fond de notre sujet. Dès lors, qu’est-ce-qui démarque les années ‘’90’’ aux précédentes années dans la littérature africaine ? Quel était l’objectif commun des écrivains africains ? L’ont-ils atteint ?
Ces interrogations trouveront leur justification dans les lignes qui suivent.

En fait, l’Afrique a été un terrain de théâtre perpétré par les seuls administrateur coloniaux depuis bien des années la  bouleversant  dans toute sa structure organisationnelle. Très tôt, les colons instaurent toute sorte de manoeuvrage de l’homme noir : humiliation, traumatisme, injustice social, l’exploitation de l’homme par l’homme, l’indignation, la dépersonnalisation, l’insulte…, s’imposant de force en des seigneurs pour avoir le dernier mot du continent.
C’est face à cette cruauté et cette injustice qu’en Afrique, un groupe d’écrivains et ceux de la diaspora prendront leurs plumes pour exprimer de vive voix l’humiliation et la ségrégation raciale dont étaient victimes leurs peuples, comme le dit Aimé Césaire : « ma bouche sera la bouche des malheureux qui n’ont point de bouche, ma voix la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir ».
Un combat qui a permis au continent d’accéder aux indépendances qui étaient pour la plupart des peuples africains synonyme de changement, de développement, de bonheur, suscitant de grands espoirs. Chose qui ne tardera pas à devenir une illusion. Les témoignages c’est dans « les soleils des indépendances » où Fama, le principal héro  du roman sollicite un retour à la colonisation en ces terme : « à choisir entre la colonisation et les indépendances, je préfère la colonisation ». Alioum Fantouré de son côté est dépassé par les événements le jour même de l’indépendance des marigots du sud : « nous étions heureux, joyeux, optimistes. Mais moi, je restais sur ma faim. J’étais déçu ».
Manifestement, les indépendances n’ont été que des espoirs ratés pour les africains.
Contrairement à ces premiers écrivains qui, après tant de dénonciations se retrouvent déçus comme si tout espoir était perdu,  une autre vague d’écrivains se démarque par son optimisme  espérant à un lendemain meilleur du continent. C’est d’ailleurs avec  leurs ouvrages  dans la dénonciation qu’on est parvenu dans les années ‘’90’’ au système démocratique brisant le joug du parti unique de la dictature et consacrant les droits et libertés fondamentaux, l’organisation des élections libres  et transparentes, la libre expression, malgré la mauvaise appréhension de cette démocratie  par les africains. Parmi ces écrivains qui espèrent à une Afrique développée, il faut citer : Denis Oussou Essui dans son recueil de poème ‘’le temps des hymnes’’ où il déclare : « mon tour s’annonce beau, éternellement beau. Eternel » ; Le congolais Henri Lopez dans ‘’le pleurer-rire’’ où il fait le récit d’un coup d’Etat contre le régime de polépolé en raison de la mauvaise gestion du pays. Ce changement de régime est un signe d’espoir pour l’auteur ;  Monenembo,  à travers Rahi estime que l’espoir est encore permis ;
Malgré cette divergence entre les écrivains africains, cependant ils visaient tous les même objectif, celui de la dénonciation pour une Afrique prospère tranquille et paisible.

A la lumière de tout ce qui précède, retenons que devant chaque situation, il y a toujours une issue, donc tout espoir ne peut pas être perdu du coup comme le cas des écrivains précédents ceux des années ‘’90’’. C’est d’ailleurs ce qui amène Albert Camus à dire ceci : « celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou ».

Par ailleurs, les écrivains africains avaient-ils atteint à leurs objectifs ?