Pour Sartre il n’y a aucune excuse pour se soustraire à sa liberté. Affirmer que « l’on avait pas le choix » c’est nier sa condition d’homme, c’est se confondre avec les objets. Une fois admis que Dieu n’existe pas, l’homme doit assumer sa solitude et son entière responsabilité.
Pour exprimer l’idée que la liberté ne réside pas dans le libre arbitre mais au contraire dans la connaissance des lois de la nature et de l’homme et dans la soumission à sa propre nécessité il écrit : « J’appelle libre, quant à moi, une chose qui est et agit par la seule nécessité de sa nature; contrainte, celle qui est déterminée par une autre à exister et à agir d’une certaine façon déterminée. »
La morale stoïcienne est fondée une idée paradoxale de la liberté. L’ensemble du cosmos est régi par le destin, mais l’homme demeure absolument libre de ses représentations et de ses jugements. La liberté désigne ainsi la puissance d’agir en accordant ses jugements et volonté à la raison universelle. Ce qui dépend de nous c’est la faculté infinie d’acquiescer ou non à l’ordre du monde.
De alienus (« qui appartient à un autre, étranger »), le terme d’aliénation est compris philosophiquement comme la dépossession de l’individu et la perte de maîtrise de ses forces propres au profit d’un autre. Il a ainsi une signification psychologique (folie), économique (vendre) ou politique (être dépossédé).